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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 19:42

Le problème est que pour nous êtres humains, il n’y a pas d’état statique. Nous sommes toujours en mouvement comme l’est la terre, les espèces animales, végétales et minérales.

Ça revient à dire que quelque soit le chemin sur lequel nous sommes engagés, nous avons commencé à donner un sens à notre vie ou une direction si vous préférez (pour peu que nous soyons libres et que d’autres ne l’aient pas fait pour nous). 

 

Celui qui fait des mauvais choix sait qu’ils sont la conséquence du sens qu’il a voulu donner à sa vie et les prétendues rédemptions de dernière minute n’y changent rien.

 

Jean-Jacques Rousseau disait : « essayons de quitter ce monde un peu plus meilleurs que nous étions quand nous y sommes arrivés. »

Abandonnons le terme ‘sens’ et remplaçons-le par ‘action’ car c’est la somme des actions que nous accomplissons qui détermine in fine le sens de nos vies.

 

Hamletstrat

 

Une idée qui n’est pas fécondée est stérile. Une action qui n’a pas véritablement de but, n’a pas de raison d’être. Goethe disait que « seule la fertilité est vraie !» 

Harmonie et sérénité sont les heureuses issues de cet engagement.

Toutefois pour en arriver là, quelques étapes sont utiles pour éprouver une parfaite syntonie en soi et envers l’autre. 

 

- Il faut apprendre à cultiver ses cinq sens et les lier plus étroitement et plus intimement avec notre corps et notre esprit pour mieux s’identifier et se connaître. Ce travail accroit considérablement le discernement et il permet de se positionner presque idéalement par rapport à un évènement.

 

- Il est indispensable d’être relié à ses proches par des sentiments très forts.

Ceux qui ont la chance d’éprouver un véritable Amour, ont un avantage

considérable sur les autres. Cet avantage ne peut être compensé d’aucune manière. Il faut savoir lâcher prise, sortir du doute qui ronge et gangrène les hommes et ne plus s’effrayer d’aimer.

 

- Il est aussi nécessaire de privilégier ce qui peut être partagé.

C’est une dynamique positive propice à l’intégration et au dévouement.

Sachons faire face à nos devoirs et à nos responsabilités loyalement et généreusement et nous seront gagnés par l’enthousiasme et un savoureux goût de vivre.

 

- Enfin, soumettons-nous ! C’est surprenant, mais j’entends par là qu’il faut apprendre à être plus humble.

Comment peut-on devant la nature sublime, devant l’évanescence des êtres et des choses, être toujours habité d’orgueil et de préjugés ? 

 

Si on ignore sa petitesse face à l’immensité, tôt ou tard, nous serons seuls avec notre médiocrité et une conscience amère.

 

Guy Gabriel Ouazana

 

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Published by Guy Gabriel Ouazana - dans littérature
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commentaires

Michelle LEMAIRE 24/10/2016 18:03

Malgré les "il faut", votre article me plaît bien ! Oui, "tout ce qui n'est pas partagé est perdu," de même que "la seule chose qui soit permanente ici bas, c' est... l'impermanence" !
Ces belles phrases ne sont pas de moi... dommage ! Mais elles peuvent aider à supporter bien des circonstances.
En attendant le plaisir de se parler mercredi.

catherine 13/04/2015 10:53

"De la vanité des hommes" est la phrase qui me vient immédiatement à l'esprit en lisant votre article. Donner un sens à sa vie ou du moins essayer est, en effet, affaire de patience et d'humilité. Comprendre, admettre que nous sommes infiniment petits, fragiles et fugaces est sans conteste fondamental mais l'homme (dont je fais partie) a du mal à se séparer de l'idée qu'il ne fait que passer et nous raisonnons trop souvent à court terme sans penser aux conséquences de nos actes, de nos actions et de leurs conséquences sur le futur. En ce moment, je pense surtout que nous devons être très vigilants à ce que nous laisserons en héritage. L'histoire a une fâcheuse tendance à se répéter.

Françoise 06/03/2013 13:59

Saluons l'apparition de cette statue nouvellement sortie de terre....Il y a du printemps dans l'air... ;)

Françoise 22/02/2013 12:02

Plus je relis ce texte et plus j'y trouve des pistes de réflexion intéressantes, sur l'humilité et le partage notamment...
Cependant, j'interpréterai différemment cette métaphore de la graine stérile parce que non fécondée.
Pour avoir quelques expériences de jardinage, il m'est arrivé de constater qu'une graine plantée des années auparavant peut croître et donner une plante magnifique, d'un seul coup, on ne sait à la
faveur de quelle intervention...
Mon humble expérience de la vie psychique m'amène à de pareils conclusions, une idée peut parfois rester en gestation des années et des années, à tel point qu'on peut la croire stérile, et germer
soudainement influencée par de nouvelles rencontres , des systèmes de valeurs différents...
La fécondation en matière intellectuelle recèle, me semble-t-il, d'infinies surprises et des promesses inattendues.
A prendre pour ce que c'est, un humble commentaire sur ce que m'a inspiré cette phrase.

Anne Lelong-Trolliet 06/10/2012 14:23

Il n’y a pas d’état statique…., nous sommes toujours en mouvement…, engagés dans une prétendue direction….. Soit ! Le mouvement comme l’action, nous donne ce sentiment de progression, d’évolution,
comme si la « Vie » détenait en son sein une direction linéaire, un point de départ et un point d’arrivée. C’est rassurant. Mais, qui n’a pas connu, ces instants de pures répétitions, à l’image de
Sisyphe, qui peuvent durer des années. Un mouvement, non plus linéaire, mais répétitif, l’énergie semble entropique, tout est statique, comme un système fermé, cherchant inlassablement le « sens »
de cette existence. L’action est là, le mouvement aussi, le « sens » semble perdu….
Que nous fassions de bons ou mauvais choix, ne sera pas déterminant, sur le fait de quitter ce monde en étant meilleur. Car si le sens que nous donnons à nos vies, reste du domaine de l’imaginaire
et de la performance, l’expérience et la conscience qui en découle, seront le terreau de notre humanité et de notre humilité. C’est l’expérience qui nous ouvre à une écoute, l’écoute de notre âme,
l’écoute de l’âme du monde, l’écoute de l’humilité, l’écoute de notre arrogance. Cette écoute, ne peut se faire que dans le silence, lorsque nous avons arrêté tout mouvement, et tout sens.
Cette errance dans le désert aride, à la recherche du sens, de notre propre terre, nous permettra de trouver, cette conscience de notre appartenance à une « Humanité », à un genre humain, à notre
famille, la famille qui se crée alors, n’est pas celle du sang, mais de celle qui « cherche ». Car celui qui pense avoir trouvé le sens de la vie, à sans doute perdu l’esprit de le chercher. . et
comme le dit J.J. Rousseau « essayons de quitter ce monde un peu plus meilleurs que nous étions quand nous y sommes arrivés. » par la conscience issue de l’expérience.
Merci pour ces instants de bonheur.
Anne Lelong-Trolliet

françoise Duarte 01/09/2012 01:16

La mise en action serait elle le versant masculin, plus viril et plus pragmatique de ce que je nomme l'évolution....pourquoi pas.
A défaut de la sémantique, il semblerait que nous partagions le contenu, au moins en partie...
Peut-être est-ce l'effet de mon optimisme béat mais l'évolution pour moi reste un synonyme de progression, où qu'elle nous mène, quels que soient les chemins parfois tortueux qu'elle emprunte.
Bouger c'est toujours changer et je veux croire qu'on va toujours de l'avant, même quand on a des difficultés à s'en persuader
Cultivons le mouvement, au minimum celui de l'esprit....

françoise Duarte 30/08/2012 23:32

Ne serait-ce pas justement la richesse de l'être humain d'être toujours susceptible d'évolution...Comment sinon mettre en application la recommandation de JJ Rousseau?
Quelle que soit la direction prise par notre vie, délibérément ou non, il me semble qu'il reste toujours à chacun une part de choix pour en influer le cours.
La vie peut-elle trouver son sens si nous ne parvenons pas à être authentiques, en accord avec nos sentiments et nos convictions,
Et vaut-elle d'avoir un sens si elle ne mène pas à l'autre et à l'amour....?
Tellement simple....et en même temps tellement hasardeux!

Guy Gabriel Ouazana 31/08/2012 16:38



Chère Françoise,


Cette possibilité d'évolution de chacun de nous est justement ce que j'entends par la mise en action. Car qu'on le veuille ou non, une fois celle-ci accomplie, elle nous a transformé. Et
c'est le libre arbitre dont tu parles qui fait qu'on a toujours le choix de progresser ou de régresser.


Ps: Merci pour ton commentaire pertinent. (Le précédent m'a beaucoup touché).