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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 15:59

A l’attention de ceux qui ont des difficultés de lecture dues à la taille des caractères ou qui veulent s’offrir un réel confort visuel (papier ‘ivoire’ anti-reflet, grands caractères plus ‘encrés’, mise en page soignée, couverture souple et agréable, etc..),  les éditions Feryane éditent également la nouvelle de Stefan Zweig : « Voyage dans le passé » disponible en vente par correspondance sur le site : www.feryane.fr.  

Pour ma part, je trouve très noble l’action de cette maison d’édition qui a pour vocation de mettre des succès littéraires à la portée non seulement des déficients visuels mais aussi du grand public appréciant la qualité spécifique de ces ouvrages.

Vivement d'autres nouvelles de Stefan Zweig !!

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Published by Guy Gabriel Ouazana - dans littérature
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 13:36

Compilation hétéroclite,  parcellaire et fragmentée, « Hommes et destins » de Stefan Zweig, présente pour le lecteur un intérêt discutable. J’ai le sentiment de trouver un portraitiste pressé qui d’habitude fait preuve d’une grande générosité dans sa construction littéraire.  

Zweig exhume et se souvient, sans nous laisser le temps de retrouver l’intimité, la chaleur et l’esthétique auxquelles il a habitué ses lecteurs.

Ce livre réédité chez « LGF » -Février 2009- ne mérite pas qu’on y consacre plus d’une soirée en sa compagnie. Fort heureusement, ça se lit d'un trait sec !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 22:06

 Je m’interroge sur l’utilité d’une postface intitulée ‘La fiole de Mr Zweig’  dans ‘Conscience contre Violence’. En effet, on peut lire sous la plume de Mr Sylvain Reiner :


« Ce livre élargie une plaie secrète de l’auteur. Il se refuse au combat…. ». 
 
« …..Zweig pouvait à se point se tromper sur Freud, c’est qu’il lui accordait un reflet caricatural de lui-même : sa propre pusillanimité concernant ses racines juives.»

« ……les Brésiliens l’ayant accueilli comme un chef d’Etat pour saluer en lui l’Européen sauvé des flammes, lui qui descend dans les eaux troubles de l’aliénation. C’est la cécité psychique. Il (Stefan Zweig) perd de vue les médicaments du courage.»

«il l’avait froidement trahie (son ex-épouse Friderike) avec la secrétaire qu’elle lui avait trouvée, Lotte, juive, allemande……… ».

« Il lui manquait la force spirituelle de ses aïeux, qu’il reniait par crainte d’incorrection envers l’image destinée aux autres », et S. Reiner, sûr de son analyse, conclut par cette phrase sentencieuse et lapidaire: «Ce qui a tué Stefan Zweig, c’est en fin de compte le syndrome d’indéfinition».   !!!!


Ainsi, Stefan Zweig aurait été tourmenté toute sa vie et se serait suicidé à cause de son incapacité à se déterminer face à ses relations, ses ouvrages et aux évènements de cette époque ? Et tout cela parce qu’il avait une relation ambiguë pour ne pas dire honte de ses origines ?

C’est inouï d’écrire ça et surtout de réduire sa souffrance à cette conclusion. Pourquoi cet acharnement ? Pourquoi tant de fausses accusations ? Quel est le but poursuivi ?


Reiner dit que Zweig refuse le combat et l’oppose au courage de Freud, âgé, presque au terme de sa vie, qui parlant du démon nazi écrit : «un démon scientifiquement saisissable……. ». Effectivement, d’après Mr Reiner, quand on a dit ça, on a tout dit. Encore faut-il s’appeler Freud pour en saisir le sens.


Reiner écrit que Zweig accorde à Freud un reflet caricatural de lui-même : sa propre pusillanimité concernant ses racines juives. Faut-il rappeler que Zweig n’a jamais pratiqué cette religion, qu’il s’est converti pour épouser Friderike. Qu’il se considérait avant tout comme un Européen, plus encore, un cosmopolite (dans son sens doctrinaire) et un humaniste. Et puis il y a eu ce rappel à l’ordre du 3ème reich « Si on naît juif, on meurt juif ». Subitement, on attend de Stefan Zweig qu’il s’investisse du devoir sacré de défendre la cause juive. Franchement, vu son parcours, était-il le mieux placé pour cela et aurait-il eu la crédibilité suffisante ?


Reiner écrit que Zweig a entraîné (presque forcé) Lotte dans ce suicide collectif. Alors pourquoi celle-ci a écrit une lettre d’adieu à sa belle-sœur pour expliquer cette  délivrance qu’elle attendait, elle qui était de santé délicate et toujours mélancolique.


Reiner écrit que Zweig a froidement trahi Friderike. Mais après l’autodafé de ses livres en 1933, la perquisition de sa maison à Salzbourg en 1934, l’interdiction qui lui est fait devenir en Autriche et le refus de Friderike de le suivre dans son errance, que fallait-il qu’il fasse ?


Comment Stefan Zweig, pouvait-il être autant en désaccord avec ce qu’il a écrit ? Ce qui induit le paradoxe suivant : Mr Reiner et d’autres disent à juste titre qu’il y a une partie de lui-même dans ses biographies, alors il faudrait savoir d'autant que Stefan Zweig la termine  par ces dernières phrases :


« 
C’est en vain que l’autorité pense avoir vaincu la pensée libre parce qu’elle l’a enchaînée. Avec chaque individu nouveau naît une conscience nouvelle, et il y en aura toujours une pour se souvenir de son devoir moral et reprendre la lutte en faveur des droits inaliénables de l’homme et de l’humanité ; il se trouvera toujours un Castellion pour s’insurger contre Calvin et pour défendre l’indépendance souveraine des opinions contre toutes les formes de violence ».     (Fin du livre).

Pensez-vous que ce soit un appel à baisser les bras et à la pusillanimité ? N’est-ce pas plutôt un encouragement, une invitation à se renforcer dans sa confiance. Que tôt ou tard la pensée libre triomphera ?
  


J’estime sincèrement que cette conclusion suffit pour le lecteur. Et pardon de dire à Mr Reiner que sa postface est totalement inutile et n’apporte rien sinon de l’incompréhension.

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 21:58

Les temps changent et les fines lames du marketing travaillent d’arrache-pied.

De fait, une «signature» de la préface de 'Lettre d'une inconnue' par la talentueuse Elsa Zylberstein suffit-elle à relancer les ventes de l’une des nouvelles les plus connues de Stefan Zweig (déjà éditée par ailleurs chez  LGF, France loisirs etc.) ?

La réalité est là, le livre est classé dans le top 20 des meilleures ventes en France dans le genre « littérature».  Avec une estimation d’une vingtaine de milliers de livres déjà vendus par les éditions Stock, pour une sortie seulement en Mai 2009, ma foi, on peut parler déjà d’un best-seller !! Il ne fait aucun doute que cette histoire verra de nouveau le jour au cinéma avec devinez qui dans le rôle de l’inconnue…….

  

Extraits de la préface de la délicieuse Elsa:

«A l’age de 13 ans, elle tombe éperdument amoureuse de son voisin, un romancier, qui n’est autre qu’un fantôme de Stefan Zweig, séducteur, lâche et inconstant, qui consume les femmes au gré de ses désirs. Zweig dresse le portrait d’un homme qui pourrait être tous les hommes (sic)».

Pour info, ce n’est pas à ma connaissance une autobiographie. Et d’après ce que j’ai retenu de la nouvelle, l’homme a consommé mais l’inconnue s’est elle-même consumée dans cette passion insensée. Enfin, Zweig lâche et inconstant avec les femmes, où et quand SVP ? Mais c’est vrai qu’Elsa en connaît un rayon sur les hommes et la séduction, elle qui déclare sur son site croire être capable de séduire même une poignée de porte !! Bon courage à celui qui partage la vie d’Elsa.

 

Je notais il y a quelques temps (voir plus bas sur mon blog) «Enfin le retour en grâce» à l’occasion de la sortie de «Voyage dans le passé» chez Grasset (sans doute plus de 200 000 ventes et ce n’est pas fini).

  

L’auteur mythique est de plus en plus adulé, et l’évidence s’impose à nous :

 

« Les lectrices et les lecteurs sont toujours au rendez-vous ».

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 00:16

Réponse envoyée au site du journal "la tribune de Genève":


En effet, On peut y lire sous la plume d'Etienne Dumont le 14 Mars 2009 un article intéressant sur Castellion tiré de la biographie que Zweig lui consacre, mais la conclusion de celui-ci l’est beaucoup moins.
Je cite: "Puis est venu Stefan Zweig. Le Viennois en a profité pour rapprocher Calvin d’Hitler.
Bigre! "


Mais après avoir relu l'ouvrage en pensant que cela avait dû m'échapper (autant dans le contenu que dans l'introduction),  je ne trouve nulle trace de ce rapprochement aussi regrettable qu'inutile.
Cordialement,

 

Ps: Merci à ce journal d'avoir publié cette mise au point. 

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 00:10

2008 et 2009 resteront des années fastes pour les inconditionnels de Stefan Zweig. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, les éditions « Le castor Astral » ont emboîté le pas en rééditant une biographie introuvable depuis une bonne cinquantaine d’années !!

 

«Conscience contre violence». Ouvrage dans lequel on retrouve les thèmes chers à Stefan Zweig. En premier lieu, l’auteur réhabilite un héros oublié ou un ‘déshérité’ de l’Histoire. Comme il le fit par exemple avec Vasco Nuňez de Balboa, qui après avoir traversé l’atlantique, découvre la mer du sud - le Pacifique en 1513, exploit décrit dans « Les très riches heures de l’humanité » p.45 (traduction intégrale de Sternstunden der Menschheit) aux éditions "LGF".  


Cette fois-ci il s’agit de Sébastien Castellion. Un homme qui a osé s’opposer seul à Calvin, l’intégriste-extrémiste de la Réforme Protestante. 

 

Castellion possède une autre caractéristique appréciée par Stefan Zweig : l’humanisme au sens le plus noble du terme, comme Erasme de Rotterdam que Zweig opposera à Martin Luther dans un autre ouvrage.


 Comme il l'a fait pour de nombreuses biographies aux textes denses (celle-ci n’échappe pas à la règle), Zweig met en place des passerelles qui permettent au lecteur d'aller sans difficultés d’une idée à une doctrine, d’une période à une autre, rapprochant les extrêmes pour rendre la compréhension du texte très aisée. Les sujets et les contrastes sont tellement bien maîtrisés que c’est un pur délice pour le lecteur.

En filigrane on retrouve de la vie de Stefan Zweig avec ses douleurs et ses souffrances. En sublimant Castellion, en modeste humaniste qu’il est, Zweig indique de manière pathétique et touchante qu’il aurait voulu être cet homme (préface de Hervé le Tellier). 

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 00:04

Comme je l'indiquais dans le précédent article, je recommande vivement à tous ceux qui veulent se plonger dans l'univers de Stefan Zweig, de se procurer le numéro du "Magazine Littéraire" de Mai 2009. Un dossier d'une vingtaine de pages, très très complet avec la chronologie de sa vie et de son oeuvre, sa bibliographie, sa famille, ses amis, un extrait inédit d'une conférence, enfin presque tout.....


Je ne suis pas sûr qu'on puisse en faire l'économie pour découvrir  ce qui fut sa vie, sa vraie vie. Sincèrement, en lisant ce dossier,  (je ne travaille pas pour ce magazine ), vous apprécierez encore mieux cet écrivain, à nul autre pareil.

Mais c'est un blog ouvert et vos commentaires sont les bienvenus !!!

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 22:00

Le troisième tome des correspondances de Stefan Zweig concerne la fin de sa vie (1932-1942) et fait logiquement suite aux deux premiers parus en 2000 pour «Correspondance de 1897-1919» et en 2003 pour «Correspondance de 1920­-1931», toujours chez Grasset.

 

On y trouve des commentaires poignants des évènements vécus par Zweig,  qui précipitent le monde dans un sinistre chaos. Il nous livre une description lucide de ses pérégrinations contraintes, de sa lente agonie et de sa dépression liée aux situations tragiques. Il ne dissimule pas non plus les interrogations, les incompréhensions, les doutes et les angoisses qui ne le quittent plus. 3a9f7aea4f941c20-copie-1.jpg

 

Il y a du reste une très forte corrélation et parfois même de la redondance avec les ouvrages de correspondances avec Friderike Maria (sa première femme), Richard Strauss, Sigmund Freud et le poète et grand ami Verhaeren. Ceux-ci ont fait l’objet d’une publication séparée chez divers éditeurs. De cet ensemble, on pourra avoir une vision beaucoup plus exhaustive de la vie de Stefan Zweig.  

 

Et particulièrement, se faire une idée de son irrépressible besoin d'être aussi proche que possible des autres et de prouver à chaque occasion l’amitié, la considération voir l'admiration qu’il pouvait leur porter quitte à les irriter parfois. Le meilleur exemple se trouve  dans la biographie consacrée à Romain Rolland, Stefan Zweig avoue son amertume  quand son ami se dit  agacé par l’abondance des courriers envoyés !! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 22:00

Merci aux "éditions Grasset" d'avoir publié cette année une nouvelle inédite de Stefan Zweig.

Pour les inconditionnels (comme moi) on reconnaît bien le style de cet écrivain hors pair, mais bien sûr on regrette de finir aussi vite ce livre.

Qu'on se console, on apprend dans le "Magazine Littéraire" de Mai 2009 - qui lui consacre un dossier complet - une savoureuse  confidence. Toujours chez "Grasset", il y aurait une autre nouvelle (inédite dans sa traduction en Français) prévue pour la rentrée .


Je ne suis pas certain que la version en langue Allemande soit indispensable comme dans "le voyage dans le passé". On pourrait largement en faire l'économie même si cela participe d'une  volonté de  nous  faire "sentir"  l'oeuvre originale.

J'espère en tout cas, que l'immense succès de cette nouvelle, classée un temps dans les meilleures ventes de livres en France encouragera la recherche d'autres inédits et leur publication.

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